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LE PERSONNEL DE LA CENTRALE NUCLEAIRE DE FESSENHEIM VOUS INFORME

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Une centrale rénovée et intégrant les standards de sûreté les plus récents
Les standards de sûreté évoluent constamment en fonction du retour d’expérience des centrales dans le monde et des progrès scientifiques et technologiques.
Il existe en France un processus de réexamen de sûreté mené tous les dix ans, à l’occasion de grandes révisions techniques, appelées visites décennales. L’enjeu du réexamen est de bâtir un nouveau référentiel de sûreté réévalué qui conduit à des modifications des installations, améliorant encore le niveau de sûreté. Ainsi, le niveau de sûreté d’une unité de production augmente régulièrement, à chaque visite décennale.
La 3ème visite décennale s’est déroulée d’octobre 2009 à mars 2010 pour l’unité de production N°1 avec un programme de travaux complètement réalisé et des grands essais décennaux très satisfaisants. La durée d’exploitation est placée sous le contrôle de l’Autorité de Sûreté Nucléaire qui évalue la qualité des actions de l’exploitant et valide in fine la durée d’exploitation d’une centrale nucléaire (en accordant des autorisations de démarrage des réacteurs et les autorisations de fonctionnement tous les 10 ans). Tout au long de l’exploitation, les niveaux d’exigence et de performance dans le domaine de la sûreté sont régulièrement augmentés.
À l’issue de cette 3ème grande révision, et suite à l’analyse du «rapport de conclusions du réexamen de sûreté», l’ASN a formulé début juillet 2011 un avis positif pour la poursuite d’exploitation pour 10 nouvelles années, avec des prescriptions techniques. En effet, tout avis de prolongation de la durée de fonctionnement est assorti de contrôles ou de travaux complémentaires, ce fut le cas à Tricastin par exemple. EDF est très attentive à ces demandes de travaux complémentaires qui ont été formulées par l'ASN et a d'ores et déjà engagé la préparation de certains d'entre eux.
A noter que le réacteur n°1 de la centrale de Fessenheim est le second du parc nucléaire français à obtenir un avis favorable de fonctionnement au-delà de 30 ans (après Tricastin en 2010).
Le parc nucléaire d’EDF : une moyenne d’âge de 26 ans
Dans une centrale nucléaire, une grande partie des composants peut être remplacée. Quelques éléments (cuve, enceinte de confinement) ne peuvent faire l’objet d’un remplacement. La tenue dans le temps de ces éléments est donc décisive et est extrêmement contrôlée et suivie pour la capacité à exploiter la centrale dans la durée en toute sûreté.
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La réglementation prévoit, dans certains pays, des autorisations d’exploitation d’une durée pré définie. C’est le cas, par exemple aux Etats Unis où les autorisations d’exploitation sont délivrées pour une durée de 40 ans. A cette échéance, l’exploitant peut demander une extension de durée de fonctionnement à l’Autorité de sûreté. Plus de la moitié des 104 réacteurs américains ont déjà reçu une autorisation de fonctionnement jusqu’à 60 ans. Quelques exploitants préparent des demandes de prolongation jusqu’à 80 ans.
Le système français est différent. Si les centrales sont conçues, à priori, pour une durée de fonctionnement de 40 ans, celle-ci n’est pas déterminée dans l’autorisation d’exploiter. A chaque visite décennale, l’Autorité de Sûreté formalise son avis sur la poursuite d’exploitation pour 10 années supplémentaires.
Cet avis est conditionné, d’abord par les résultats des contrôles et des tests réalisés sur les différents composants. L’enceinte de confinement et la cuve du réacteur sont particulièrement concernées. Un test en réel de tenue à la pression est réalisé sur l’enceinte et l’ensemble du circuit primaire qui intègre la cuve. De plus, la cuve fait l’objet d’un contrôle complet de sa structure métallurgique par une machine d’inspection. Ce type d’examen est une totale spécificité française.
L’avis est aussi lié à la mise en œuvre des modifications d’installation destinées à améliorer le niveau de sûreté. EDF mène des études de réévaluation du niveau de sûreté, en intégrant le retour d’expérience d’exploitation et l’évolution des connaissances (capacité à modéliser les effets d’un séisme par exemple). A l’issue de ces études, EDF propose à la validation de l’ASN les améliorations de sûreté à réaliser lors de la visite décennale. Ce type d’étude est également mené, sans attendre les échéances décennales, à la suite des incidents nucléaires majeurs comme Three Miles Island, Tchernobyl et bien sûr Fukushima.
EDF dispose à la suite des contrôles réalisés sur l’ensemble des centrales, des éléments qui confirment la capacité des éléments non remplaçables à fonctionner au-delà de 40 ans (les tests des enceintes de confinement et les contrôles des cuves, par exemple, confirment leur capacité à poursuivre leur fonctionnement). Par ailleurs, dans une vision industrielle d’utilisation de l’outil de production, EDF a développé et met en œuvre une politique de remplacement des gros matériels dont le remplacement est possible.
Les générateurs de vapeurs, les transformateurs de puissance, les alternateurs font ainsi, par exemple, l’objet d’une politique de remplacement par des matériels plus performants qui intègre les progrès techniques et le retour d’expérience de leur fonctionnement.
Ainsi, les générateurs de vapeur de même que les alternateurs font l’objet d’un remplacement.
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Au final, compte tenu de cette logique de réévaluation de sûreté, la sûreté et la performance des centrales françaises sont sans cesse améliorées dans le temps.
L’âge moyen des réacteurs français est actuellement de 26 ans. Par comparaison, les centrales américaines ont un âge moyen de plus de 35 ans (43 ans pour les plus anciennes).
En SUISSE :
Dans la région du Rhin supérieur, les centrales de Beznau (1969 et 1972) et Muehleberg (1971) en Suisse, mises en service avant Fessenheim fonctionnent tout à fait normalement (durée de fonctionnement prévue : 50 ans).
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merci pour vos infos livier
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Au final, compte tenu de cette logique de réévaluation de sûreté, la sûreté et la performance des centrales françaises sont sans cesse améliorées dans le temps.
L’âge moyen des réacteurs français est actuellement de 26 ans. Par comparaison, les centrales américaines ont un âge moyen de plus de 35 ans (43 ans pour les plus anciennes).
En SUISSE :
Dans la région du Rhin supérieur, les centrales de Beznau (1969 et 1972) et Muehleberg (1971) en Suisse, mises en service avant Fessenheim fonctionnent tout à fait normalement (durée de fonctionnement prévue : 50 ans).
...Lire la suitePar : livier68 le : 22/02/2012 à 22h26
"Au final, compte tenu de cette logique de réévaluation de sûreté, la sûreté et la performance des centrales françaises sont sans cesse améliorées dans le temps."
...
Si l'on travaille à la sécurité c'est que le danger n'est pas nié, comme d'habitude sur ce forum : c'est quand même une bonne nouvelle !  
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