Aisi,
Vous avez raison et je fais le parallèle avec les jeux d'argent qui font le grand succès de la Française des jeux ou d'Euro-millions.
Probabilité faible mais grande conséquence avec des gains importants.
Le nucléaire c'est aussi probabilité faible mais grande conséquence avec des pertes importantes.
Suivant cette logique, le nucléaire devrait être autant détesté que les jeux d'argent sont adorés.
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Reste ceux qui (comme moi) ne sont pas adeptes des jeux de hasard en qui diront que l'on a pas le droit de jouer à la roulette russe avec une technologie capable de nuire si dangereusement à l'environnement et à la vie de millions de personnes.
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L'autre aspect est que la probabilité est une variable qui résulte du produit deux facteurs, le risque de défaillance multiplié par le nombre de réacteurs.
Le risque de défaillance est lui même une addition d'un nombre indéterminé de facteurs parmi lesquels les défaillances de la technique (matériel ou humain), les événements naturels externes (inondation, tremblement de terre, chute d'objet céleste, etc), les actions humaines belliqueuses (attentats, terrorisme, sabotages, etc.)....
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Au final, n'est il pas légitime de s'inquiéter en voyant se construire des réacteurs de technologie ancienne ou se prolonger l'utilisation de vieilles centrales, l'installation dans des zones sismiques ou/et inondables, dans des pays aux régimes politiques instables voire en conflit armés?
N25,
Ne confondez pas "risque" et "probabilité". Au lieu d'écrire "risque de défaillance", il faudrait parler de "probabilité de défaillance", cette défaillance étant relative à un scénario particulier.
Mais ne soyons pas puriste, on a compris ce que vous vouliez dire.
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Attention, dans le calcul d'une probabilité de défaillance sur une période T, si est vrai qu'il faut multiplier par le nombre de réacteurs, n'oubliez pas de diviser par le temps de marche de ces réacteurs sur cette période T. Cela change beaucoup de choses.
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On peut accepter votre légitimité à vous inquiéter.
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Dans l'industrie, quelque soit le domaine, l'évaluation des risques est une démarche coutumière, par utilisation de plusieurs outils "d'analyse de risques" plus ou moins sophistiqués. Le nucléaire n'échappe pas à la règle et tous les scénarios comme ceux que vous citez sont évalués, et le risque (R = P x C) calculé pour chacun de ces scénarios.
--> Au vu des probabilités, et avec un recul de 40 ans pour la France, acceptez également qu'il soit légitime de ne pas s'inquiéter.
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Quand vous faites le choix de vous trouver au dessus de l'Atlantique, vous raisonnez en terme de probabilité d'occurrence d'un crash aérien (très faible mais qui est cependant supérieure à celle d'un tsunami ou d'un séisme destructeur en France).
Vous ne raisonnez pas en terme de conséquence, à l'image du crash de l'AF 447 et de ses 228 morts. Sinon, vous restez à vie au sol.