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le : 06/02/2012 à 17h50
Voici une histoire extraordinaire.
Voici quelques 2 milliards d'années, sur le site d'Oklo au Gabon (Afrique), une couche de grès contenait naturellement de l'uranium dispersé (métal relativement fréquent sur terre).
Des eaux de ruissellement ont fini par concentrer l'uranium en éliminant la siice qui agglomérait les grains de sable. La concentration en uranium 235 est alors devenue suffisante pour que la réaction en chaîne s'amorce.
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Il faut signaler qu'à cette époque, l'uranium 235 (le seul isotope fissile) était d'environ 4 % (au lieu de 0,72 % actuellement) soit le taux de l'uranium enrichi actuellement utilisé dans les réacteurs civils.
A la profondeur de plusieurs centaines de mètres la température est de 400 °C et la pression de 200 atmosphères (ou bars) c'est à dire les conditions de l'eau pressurisée des réacteurs actuels dits PWR.
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Les géologues ont dénombré plusieurs dizaines de réacteurs naturels qui ont fonctionné naturellement pendant environ 500 000 ans.
C'est un cas unique au monde.
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Le plutonium formé dans les réacteurs ont depuis longtemps disparu par décroissance radioactive du fait de sa courte période radioactive à l'échelle des temps géologiques (24 000 ans pour l'isotope 239).
Les produits de fission ont soient disparus pour l'essentiel soit restés immobilisés dans la roche qui a formeé une matrice d'enrobage stable.
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Cela est satisfaisant car la science peut faire aussi bien que la nature !.