Centrales nucléaires françaises : un niveau de sûreté suffisant et aucune demande d'arrêt immédiat, selon l'ASN
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a rendu public le 3 janvier son rapport sur les évaluations complémentaires de sûreté (ECS) menées à la suite de l'accident de Fukushima. Ce rapport a été remis au Premier ministre.
"A l'issue des évaluations complémentaires de sûreté des installations nucléaires prioritaires, l'ASN considère que les installations examinées présentent un niveau de sûreté suffisant pour qu'elle ne demande l'arrêt immédiat d'aucune d'entre elles. Dans le même temps, l'ASN considère que la poursuite de leur exploitation nécessite d'augmenter dans les meilleurs délais, au-delà des marges de sûreté dont elles disposent déjà, leur robustesse face à des situations extrêmes", a indiqué l'ASN dans un communiqué.
L'ASN va donc imposer aux exploitants un ensemble de dispositions et renforcer les exigences de sûreté relatives à la prévention des risques naturels (séisme et inondation), à la prévention des risques liés aux autres activités industrielles, à la surveillance des sous-traitants et au traitement des non-conformités. A savoir :
- Mise en place d'un "noyau dur" de dispositions matérielles et organisationnelles permettant de maîtriser les fonctions fondamentales de sûreté dans des situations extrêmes, pour toutes les installations concernées. Les exploitants devront proposer à l'ASN avant le 30 juin 2012 le contenu et les spécifications du "noyau dur" propre à chaque installation.
- Mise en place progressive, à partir de cette année, de la "force d'action rapide nucléaire (FARN)" proposée par EDF, dispositif national d'urgence rassemblant des équipes spécialisées et des équipements permettant d'intervenir en moins de 24 heures sur un site accidenté.
- Mise en place de dispositions renforcées visant à réduire les risques de "dénoyage" du combustible dans les piscines d'entreposage des différentes installations.
- Réalisation d'études de faisabilité de dispositifs supplémentaires de protection des eaux souterraines et superficielles en cas d'accident grave dans les centrales nucléaires ou les installations de La Hague.